Compte rendu de la 8ème mission de Formation et d’Aide Technique à la Fédération Malgache de Vol Libre du 19 Août au 30 Août 2007

Logistique/Site  

Cette formation s’est déroulée dans la Région d’Ambalavao et essentiellement sur la PE de la femme couchée. Nous avons put bénéficier d’un 4*4 prêté par l’association CCDNAM, et j’ai aussi utilisé mon véhicule personnel.

Encadrement

  • François LAURI : Cadre Technique Fédéral 
  • Elèves moniteurs : Boula, Jean Claude, Michel Amédé

 Matériel

Tous les clubs ont été dotés de matériel de PE et d’au minimum deux ailes de grands vols. Bien sûr, ce n’est pas suffisant au vu des pilotes formés, mais cela nous permet néanmoins de fonctionner lors des formations.

J’ai aussi pu distribuer le dernier arrivage de dons de matériel comprenant 5 voiles de grands vols et 3 de PE. Bien sur on été doté les clubs ayant le plus de membres.

 Stagiaires

 Les stagiaires venaient essentiellement de la région d’Ambalavao et comprenaient 4  pilotes autonomes, 12 débutants. Ont aussi fait le déplacement de Tananarive, un élève moniteur, et deux élèves en formation.

 Contenu et déroulement

 C’était la première fois que je me retrouvais seul encadrant Brevet d’Etat. J’ai donc commencé par une sélection à l’entrée en formation au monitorat. Deux pilotes ont été retenus. Je les ai tout de suite mis en situation sur la PE, où ils ont pu, en compagnie d’un élève moniteur de la session 2006, et sous mon couvert, commencer à apprendre les bases d’une initiation structurée.

Ces deux élèves ayant déjà des aptitudes, ont rapidement géré leurs groupes d’élèves, autant en terme pédagogique, qu’en terme d’organisation et de cours théoriques.

Grâce aux excellentes conditions météorologiques et aérologiques nous avons conjointement décidé d’ amener les stagiaires débutants,aux premiers grands vols à partir du 4 ème jours de PE. En doublette avec «  l’ancien élève moniteur » et moimême les nouveaux élèves moniteurs, ont ainsi put faire leurs premières armes dans le guidage palette, n’ayant pas suffisamment de radios. Bien sûr, des retours réguliers sur la manière de faire et des débriefing de fin de séances leur ont permis, je pense, de commencer à mieux cerner la dimension de cette mise en situation. Je leur ai fourni, conjointement au retour terrain, de nombreux apports pédagogiques et théoriques. Le support du livre de Catherine Schmider les a aussi aidé à structurer leurs séances. En effet, je leur avais demandé, avant chaque session, de me donner par écrit le déroulement de la séance avec le timing et les exercices proposés.  Tous les élèves en formation ont ainsi pu faire au minimum 4 grands vols et ainsi travailler la gestuelle décollage et atterrissage la construction de la perte d’altitude ainsi que le début d’une précision d’atterrissage, liée à l’importance du point d’aboutissement.

Nous avons aussi, tous ensemble, insisté sur la notion d’analyse, indissociable, surtout à Madagascar, de la notion de sécurité ; 6 cours théoriques ont aussi été faits, essentiellement en malgache et par les élèves moniteurs, je suis juste intervenu pour aider à la compréhension de certaines notions théoriques et structurer le contenu.

Les pilotes autonomes ont put aussi accumuler de l’expérience de vol et affiner leur technique de gonflage de face..

Le dernier jour les dons de voiles ont été remis aux clubs les plus dynamiques et en fonction du nombre de pilotes.

Le stage s’est fini par un très sympathique pot offert par les stagiaires et en présence du sous préfet de la Région d’Ambalavao, du 1er adjoint de la commune, , et de Charly DIEBOLT

Perspectives

 A l’issue de ce 8 ème stage , je peux objectivement être optimiste sur la vie du vol libre Malgache. En effet, le nombre de pilotes s’étoffe, et la prise de conscience de la necessité d’une structuration par les volants est en bonne voie. Les points soulevés lors de mon dernier rapport comme la mise en place de licences assurance à l’année sont en bonne voie d’exister. La volonté d’investissement des pilotes est maintenant réelle et devrait se concrétiser lors de l’assemblée générale élective de 2008.

La création d’une nouvelle Ligue dans la Région du lac Aloatra, suite à mon déplacement en Juillet avec le Président Joël et sa validation par les instances politiques (maire, député de la Région et Vice Président de l’Assemblée Nationale) montre que le Vol Libre s’étend sur la grande île, et fait partie d’un développement voulu, lié à l’écotourisme.

Sur le terrain, la formation de cadre commencée en 2006, avec aujourd’hui l’existence de 6 élèves moniteurs en formation, les mises en situation systématiques lors de notre présence, laissent  augurer d’un début d’autonomie en initiation et d’ici peu en grand vol par des Malgaches.

Bien sur, le travail de formation n’est pas fini, mais est bien parti.

J’envisage, conformément au référentiel métier ci-joint, d’attaquer une formation biplace dès 2008 pour les élèves moniteurs ayant un très bon niveau technique. Ils sont prévenus et se préparent, à cette effet, pour la sélection qui aura lieu, si le partenariat est reconduit, en Mai 2008.

 BILAN

Cette 8ème mission de formation, fut une réussite autant en terme de conditions de vols que d’un début d’autonomie dans les formations. En effet le fait que je sois seul formateur extérieur, m’a obligé a laisser plus de lattitude aux élèves moniteurs ; et par là même à’avoir un rôle sur toute la formation essentiellement  de formateur de formateur.

Le bilan est donc très positif vu la prise de conscience par l’ensemble des pilotes que petit à petit le développement et la formation du Vol Libre pouvaient être «  Malgache ».

Le projet d’ouverture d’un autre club dans la Région du Tzaranoro, la pérennisation et la restructuration de la Ligue de l’Itazy , la prévision d’une semaine de stage dans la Région du Lac Alaotra, l’ aide de sponsors privés pour certains clubs sont autant de points confortant mon optimisme.

Ce 8ème stage était le dernier de notre partenariat actuel. Bien sûr, arrêter notre coopération maintenant, risquerait de stopper le dynamisme actuel . La reconduite d’un partenariat sur deux ans minimum me parait donc indispensable, pour conforter le travail déjà effectué et continuer la formation de cadre.

Un autre point, me parait important à relever : la venue de plus en plus régulière, sur la grande île, de parapentistes du monde entier 

Certains groupes de Parapentistes commencent aussi à solliciter, comme guides accompagnateurs, des élèves moniteurs Parapente Malgache. 

Ceci allant dans le sens initial de notre investissement, soit un développement local pour une meilleure connaissance, des sites, de l’aérologie, du vol libre d’une manière générale. Ceci afin que Madagascar soit dans l’Océan Indien, une destination aussi connue et reconnue pour la pratique du Parapente que le sont l’île de la  Réunion ou l’Afrique du Sud.

Je ne peux finir ce bilan sans remercier les élèves moniteurs, qui ont pris leur rôle à cœur et ont partagé leur passion avec de nouveaux pilotes. Ils ont aussi donné une dimension Malgache à l’enseignement du Vol Libre permettant à tous de bien mieux comprendre le message.

Ce fut pour moi une formidable aventure humaine et pédagogique encore différente des stages précédents, mais ou la passion et le partage reste toujours les maîtres mots 

Petit à petit le Vol Libre vit à Madagascar pour tous les Malgaches et toujours dans l’objectif initial.

Un grand merci aussi à Charly Diebold qui a permis la tenue de ce stage dans la commune d’AMBALAVAO et m’a logé et parfaitement accueilli, ainsi qu’à Mme Zénaide LECHAT pour son soutien, au CCDNAM pour son aide logistique, à Tina pour sa présence et son soutien.

Merci aussi à Joël, Président de la Fédération Malgache de Vol Libre et son bureau directeur.

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