Résumé de la dernière manche et conclusion…by Nono

Je sais pas vous, mais moi je trouve que le championnat régional cette année a été très intéressant. Il y a eu par le passé des saisons où quatre manches avant la fin, l’affaire était pliée. Cette saison, rien de tout ça. Dans toutes les catégories, la dernière manche du championnat s’est révélée déterminante pour l’attribution des différents titres mis en jeu cette saison. Les 7 manches prises en compte en lieu et place de 5 manches pour les autres saisons y a fait pour beaucoup. Pour cette dernière manche de l’année 2017, il y avait incertitude à tous les étages. En open, Clément pouvait rafler la mise à condition de remporter la course ou éventuellement de marquer 972 points. En caté Zéno, Joël devait gommer une vingtaine de points pour passer devant Seb Coupy. En Sport Dany ou Francky devait bien figurer pour espérer piquer la première place à Daniel Dijoux. Chez les filles, le bazar par contre était bien plié. Même en marquant 2000 points (pas fastoche, faut trafiquer le logiciel), Hélène ne pouvait empêcher Anne de remporter son deuxième titre d’affilé. Dans le challenge distance (toutes les manches prises en compte), 12 kms séparaient le leader de cette désopilante catégorie, le Nono au deuxième Clément. En caté débutant enfin (- de deux ans de compèt) la lutte était âpre entre Dany, Lionel, Lucas et Jean.

Des absences de marque étaient notées parmi les compétiteurs pour cause de déplacement à Porterville ; Manu Nico, Gildas, Pierre, Seb Combes, Pierre Sergent, Seb Coupy… Ah oui mais les p’tits gars dites donc, tant pis hein ? On va pas jouer à l’escarpolette sous prétexte que vous êtes partis faire les beaux chez les Zoulous. En revanche s’était inscrit à la manche un chtit gars des Alpes qui a déjà fait parler la poudre à l’international, Tim Rochas.

Le DE du jour n’était autre que l’inénarrable Michel Rullier qui a eu la gentillesse de palier au dernier moment l’absence du DE officiel. Ce qu’il y a de bien avec Michel, c’est qu’il connait un peu son affaire. Il a tout de suite saisi le type de parcours qui s’associerait pile poil aux conditions du jour : Plafond bas d’accord, mais thermiques bien présents. Après un zibouiboui dans la zone pour permettre aux jeunes compétiteurs de faire des bornes, il fallait aller tourner, à 3 kms de rayon, l’usine du Gol à ST Louis, et revenir poser à la Pointe des Avirons. Aussitôt dit aussitôt fait, dès le start on voit se positionner résolument en tête de course un quatuor de comiques troupiers qui sont pas là pour enfiler les perles. Ça pousse sur le barreau, faut voir comment, bien aidé par des voiles construites précisément pour ça. Alors on a les noms : Clément, Tim, Pierre Muller et Lio. Derrière ces 4 lascars, on a, naviguant à vue un Joël, qui en a vu d’autres. Suit un groupe composé de Gilles, Manu Vincent, Nono, Henri, Laurent, Thibaut et Alain (récent lauréat du brevet de moniteur pro, bravo !). Ces 7 arsouilles vont longtemps traîner ensemble, ratissant large et trouvant de quoi se pavaner dans les hautes couches. Le reste du peloton chemine à son rythme sans abuser outre mesure du « pezsibaro ». Devant ça mollit pas et Clément est en passe de réussir son pari, boucler la course dans les preums. Seulement voilà, les 4 de devant parviennent dans cette zone un peu délicate de la plaine St Louis. Une fois la balise totochée dans les règles il faut se remettre face au vent pour retrouver le relief synonyme de cheminement meilleur plus bon. Et c’est à ce moment que ça coince pour le groupe de tête. Pour pas rentrer dans les salons des habitants des Avirons t’es bien obligé de te décaler vers la mer. Eh ben là mon vieux que de chie, plus de thermiques, nada, nothing, walou, tipota, rien… Lio abdique le premier, puis Clément et Tim un poil plus loin. L’affaire est dite ? Non parce que si tout le monde pose à cet endroit (à 3 kms du goal) ça peut payer cher en points. On a déjà vu des Jacques Martin comme ça. C’est ce moment que choisi Pierre Muller pour trouver un truc de soviétique, un ptit thermique tout rikiki qui lui permet de rallier le goal, condamnant de fait Clément à la deuxième place du général. Toute la saison s’est donc jouée sur ce coup de trafalgar. Manu Nico, le grand absent du jour a eu très chaud. A quoi ça tient bon sang d’bon dieu ?! Une demi- heure après Pierre, arrivent au goal le Henri et le Laurent. Ces deux-là sont restés ensembles jusqu’au bout et sont parvenus à trouver une ligne de cheminement plus dans les hauts qui les sauve. Tous les autres concurrents vont tous poser comme des pas malins à 3 kms du goal. Les points attribués sont quand même bien garnis et permettent à un paquet de pilotes de monter in extrémis sur les boites des différentes catégories de ce championnat tip top que le monde entier nous envie. Par exemple Joël s’adjuge le titre en catégorie Zéno, Dany pique la première place à Daniel en Sport alors que Francky se positionne en deuxième dans cette caté. Grace à son parcours bouclé Henri monte sur la boite du challenge distance. Pour sa première année de participation Lucas trouve le moyen, lui aussi, d’accompagner Dany et Lionel sur le podium des débutants.

Après Seb Coupy (3 fois), Joël Loire (3fois aussi), Ludo Robert (2013 et 2014), Baptiste (2015), Gildas (2016) voilà le gars Manu Nicolas qui remporte son premier titre de champion de la Réunion de parapente. Cela a été une belle lutte avec Clément qui a su aller vite tant avec sa Zéno qu’avec sa nouvelle Enzo III. Manu a construit son succès grâce, entre autre, à plusieurs manches où il parvient seul au goal. Quand on fait ça plusieurs fois de suite, on peut dire que la chance n’est pas dans le coup. C’est la première fois depuis longtemps qu’un pilote s’impose en ratant autant de manches pour cause de déplacements. Preuve s’il en était besoin que Manu est un solide et beau champion 2017. La saison s’achève, vive 2018. Je fais le vœu que des pilotes qui ne se sont pas donné à fond cette année (pour des causes professionnelles quelque fois) puissent y aller franchement. Le championnat ne peut se passer des talents de Ludo, Mathias, Cyril, Seb Coupy, Alain, Michel, Laurent Poli, Anne, Manu Vincent… Pour conclure retenez bien ce tube de l’été cher à Manu :

No rougail, no fly !!!

Laisser un commentaire